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La médiation interculturelle suscite le débat - Nathalie Le Thanh
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Lorsqu’on parle de médiatrice/médiateur inter culturel/le on pense souvent à une personne avec des connaissances linguistiques ou culturelles qui vont lui permettre de faire le lien. Il s’agit en fait plutôt “d’interprétariat culturel”. En gestion des conflits, la médiation interculturelle n’est pas un domaine de la médiation à proprement parlé. Transversale, la dimension culturelle peut se retrouver dans tout type de conflit (voisinage, famille, etc.).

Cependant, les avis au sein des médiatrices/médiateurs divergent quant à sa spécificité. Certains estiment que les outils de médiation classiques suffisent puisque à la base la/le médiatrice/médiateur est neutre et que son travail se limite à poser un cadre sécurisant facilitant l’expression, les parties étant  les experts de leur problème. Pour d’autres, la médiation interculturelle requiert une posture particulière basée non seulement sur des connaissances mais aussi sur une sensibilité et une expérience. Il s’agit de prendre en compte les dimensions de la langue, des valeurs, des pratiques, de la migration ou des processus identitaires sans se focaliser dessus ou nier leur impact. Cette deuxième approche considère quel la/le médiatrice/médiateur n’est jamais totalement lisse et que ses questions seront toujours orientées en fonction de ses références et ce qu’elle/il va percevoir de la situation.

Quoi qu’il en soit dans une société cosmopolite, un individu ne peut se résumer à une langue et une culture. Ce qui est alors fondamental c’est que la/le médiatrice/médiateur soit souple, ouvert et emphatique pour percevoir et accueillir ce que les parties amènent.

De plus, comme dans toute médiations, quelles que soient les compétences de la /du médiatrice/médiateur, la manière dont ses interlocuteurs vont la/le percevoir et la confiance qu’ils vont avoir en elle ou lui vont être déterminants dans le processus. En ce sens, les affinités culturelles ou la sensibilité de la/du médiatrice/médiateur vont jouer un rôle.  Il peut être intéressant alors dans ce type de médiation  d’introduire des personnes ressources tels que proches, interprètes ou médiateurs culturels.